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# I. La Fracture

En **2006**, un séisme d’une ampleur sans précédent frappe la côte ouest des États-Unis. Los Santos est l’épicentre de la catastrophe.

Le tremblement de terre provoque :

* La rupture géologique du plateau continental
* L’isolement total de Los Santos, désormais séparée physiquement du continent
* La remontée de polluants industriels et militaires enfouis
* L’effondrement de réseaux civils, énergétiques et sanitaires

Les premières tentatives de secours échouent rapidement. La faille reste instable, les pertes humaines s’accumulent et les coûts explosent.

### Décision fédérale

Face à l’impossibilité de sécuriser San Andreas, le gouvernement américain déclenche le plan d’urgence Broken Coast.\
L’île perd immédiatement tout statut civil : plus de gouverneur, plus de représentation politique, suspension des droits constitutionnels. Elle devient une zone fédérale exceptionnelle, officiellement fermée au public pour des raisons sanitaires et géologiques.

Un périmètre militaire est instauré. L’espace aérien est interdit, les eaux territoriales surveillées en permanence. Radars, brouilleurs radio et patrouilles navales rendent toute approche impossible.

Au fil des années, plusieurs journalistes et scientifiques tentent d’en savoir plus. Tous sont interceptés, détenus ou contraints d’abandonner leur matériel. Les images sont systématiquement confisquées. Les rapports officiels évoquent des « défaillances techniques » ou des « violations de sécurité nationale ».

Pourtant, des incidents persistent : pertes de signal GPS, communications brouillées, disparitions inexpliquées, lumières nocturnes visibles depuis la côte californienne.

En 2012, plusieurs fuites marquent les esprits.\
Des images satellites montrent des pistes récentes, de vastes hangars et des structures militaires. Une vidéo de drone, brièvement publiée en ligne, révèle des convois blindés, des hélicoptères et d’immenses installations éclairées en pleine nuit avant une coupure brutale du signal. Les contenus sont supprimés en quelques heures, mais les copies se propagent.

L’effet inverse se produit : plus l’État efface, plus les soupçons grandissent.

Les plateformes sociales voient fleurir théories et rumeurs : base expérimentale, centre de quarantaine, tests d’armes, site de recherche classifié. Les hashtags sont progressivement déréférencés, des comptes bannis, certains témoins réduits au silence.

Officiellement, San Andreas est une zone morte.\
Officieusement, c’est probablement l’endroit le plus actif et le plus secret du territoire américain.

Et chaque tentative pour découvrir la vérité se solde invariablement par un échec.
